Anxiété et peurs : quand l’alerte prend trop de place

L’anxiété ne se manifeste pas de la même manière chez tout le monde.

Pour certaines personnes, elle est très identifiable : crises d’angoisse, peur de conduire, de prendre l’avion, de parler en public, peur de la maladie, du regard des autres ou de perdre quelqu’un.

Pour d’autres, elle est plus diffuse. C’est une tension presque permanente, l’impression de devoir anticiper, de penser à tout, de ne jamais pouvoir vraiment relâcher.

Et parfois, on ne sait même plus très bien de quoi on a peur. On sait simplement que quelque chose, à l’intérieur, reste en alerte.

Ce que vous pouvez vivre

Vous avez peut-être tendance à imaginer rapidement ce qui pourrait mal se passer. Votre esprit anticipe, analyse, vérifie, cherche des solutions avant même qu’un problème existe.

Vous pouvez ressentir une boule dans le ventre, une oppression, le cœur qui s’accélère, des tensions, une agitation intérieure ou au contraire l’impression de vous figer.

Vous évitez certaines situations. Vous avez besoin d’être rassuré. Vous contrôlez beaucoup. Vous vous préparez à toutes les éventualités.

Ou vous continuez à faire tout ce que vous avez à faire, parfois même très bien, mais au prix d’une grande tension intérieure.

À force, cela peut devenir épuisant.

Et une question revient souvent :

« Pourquoi est-ce que je réagis comme ça alors que je sais bien, rationnellement, qu’il n’y a pas forcément de danger ? »

Ce qui peut parfois entretenir l’anxiété

Il n’existe pas une explication unique à l’anxiété ou aux peurs.

Selon les personnes et leur histoire, différents mécanismes peuvent entrer en jeu et parfois se renforcer les uns les autres.

Une expérience difficile peut avoir rendu certaines situations particulièrement sensibles. Un contexte relationnel insécurisant peut avoir appris à rester attentif aux réactions des autres. La peur du rejet, de l’abandon, de l’échec ou de perdre le contrôle peut également maintenir une forme de vigilance.

Chez certaines personnes, l’anticipation est devenue une manière de se rassurer :

« Si je prévois tout, peut-être que rien de grave ne m’arrivera. »

Le contrôle peut jouer le même rôle. Tout comme l’évitement, le besoin d’être rassuré ou l’hyperadaptation aux autres.

Ces fonctionnements ne sont pas nécessairement des « défauts » dont il faudrait simplement se débarrasser. Ils ont parfois constitué, à un moment donné, une manière de se protéger ou de retrouver un sentiment de sécurité.

Le problème apparaît lorsqu’ils continuent à s’activer alors qu’ils ne sont plus adaptés à la situation actuelle et qu’ils finissent par limiter la vie.

En séance : comprendre avant de chercher à faire disparaître la peur

Lorsque vous venez me voir pour une anxiété ou une peur, mon premier objectif n’est pas de vous apprendre immédiatement à la faire taire.

Nous commençons par essayer de comprendre comment elle fonctionne chez vous.

Quand apparaît-elle ?
Que se passe-t-il juste avant ?
Qu’imaginez-vous qu’il pourrait arriver ?
Qu’est-ce qui vous rassure temporairement ?
Qu’avez-vous tendance à éviter ou à contrôler ?
Que ressentez-vous dans votre corps ?
Et surtout : de quoi cette peur semble-t-elle chercher à vous protéger ?

Au fil de l’échange, je suis attentive aux émotions, aux réactions, aux répétitions, à certaines croyances ou contradictions et aux liens qui peuvent apparaître avec votre histoire et vos relations.

Ce sont des pistes que nous explorons ensemble. Je ne décide jamais à votre place de l’origine de votre anxiété.

Comment je vous accompagne

Une fois que nous comprenons mieux ce qui se joue, nous pouvons préciser ce qu’il serait pertinent de travailler.

Selon votre situation, l’accompagnement peut notamment s’intéresser à la sécurité intérieure, aux peurs qui se réactivent, à certaines expériences passées, aux mécanismes de contrôle ou d’évitement, à l’attachement, à la peur du rejet ou de l’abandon, aux croyances ou encore à la manière dont vous ressentez et traversez vos émotions.

Je peux alors utiliser différents outils issus de ma pratique de Thérapie Intuitive et d’Hypnose Humaniste, ainsi que le travail émotionnel, corporel ou symbolique lorsque cela paraît pertinent.

Je n’applique pas un protocole identique à toutes les personnes anxieuses. L’outil vient après la compréhension de ce qui se joue pour vous.

Ce que nous cherchons progressivement

L’objectif n’est pas de vous promettre une vie dans laquelle vous n’aurez plus jamais peur.

La peur est une émotion humaine utile. L’anxiété aussi peut avoir une fonction d’alerte.

Le travail consiste plutôt à faire en sorte que l’alerte ne gouverne plus constamment vos choix.

Pouvoir sentir une inquiétude sans qu’elle prenne toute la place.

Faire davantage la différence entre un danger réel et une peur qui s’active.

Moins organiser votre vie autour de l’évitement ou du contrôle.

Retrouver davantage de sécurité en vous, pour ne plus avoir besoin de tout sécuriser autour de vous.

Et progressivement, retrouver plus de liberté dans votre manière de vivre, de choisir et d’agir.


Vous vous reconnaissez dans certaines de ces situations ?

Vous n’avez pas besoin de savoir précisément d’où vient votre anxiété avant de me contacter. C’est justement ce que nous pouvons chercher à comprendre ensemble.

Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.