Manque de confiance et estime de soi : quand le doute prend trop de place

« Je manque de confiance en moi. »

C’est une phrase que j’entends souvent. Mais derrière ces mots peuvent se cacher des réalités très différentes.

La peur de ne pas être à la hauteur. Le besoin de bien faire. La difficulté à prendre une décision sans demander l’avis des autres. La peur du jugement. Le sentiment de devoir prouver sa valeur. La comparaison permanente. Ou encore cette impression persistante de ne jamais être tout à fait « assez ».

On peut d’ailleurs paraître très sûr de soi et, intérieurement, douter énormément.

C’est pourquoi je cherche moins à « donner confiance » qu’à comprendre ce qui fragilise la manière dont une personne se perçoit et s’accorde de la valeur.

Ce que vous pouvez vivre

Vous doutez peut-être beaucoup de vos choix et de vos capacités.

Vous avez besoin de savoir ce que les autres pensent avant de vous décider. Une critique peut prendre énormément de place, alors que les compliments sont rapidement minimisés ou oubliés.

Vous pouvez également être très exigeant envers vous-même.

Vous voulez bien faire, parfois parfaitement. Vous avez du mal à vous satisfaire de ce que vous accomplissez et vous remarquez davantage ce qui aurait pu être mieux que ce que vous avez réussi.

Chez certaines personnes, cela conduit à beaucoup travailler, anticiper et contrôler.

Chez d’autres, au contraire, le doute peut empêcher d’essayer : « Si je risque d’échouer, autant ne pas commencer. »

Et parfois, derrière la question de la confiance apparaît une interrogation plus profonde :

« Est-ce que j’ai de la valeur lorsque je ne réussis pas, lorsque je déçois ou lorsque je ne réponds pas aux attentes ? »

Confiance en soi et estime de soi : ce n’est pas tout à fait la même chose

La confiance en soi concerne notamment la perception que nous avons de notre capacité à faire face à une situation : prendre la parole, entreprendre quelque chose, faire un choix, apprendre, agir.

L’estime de soi touche davantage à la valeur que nous nous accordons en tant que personne.

Les deux peuvent évidemment se rejoindre.

Une personne peut, par exemple, être très compétente professionnellement et pourtant avoir une estime d’elle-même fragile. Elle peut avoir appris à se sentir valable lorsqu’elle réussit, lorsqu’elle est utile ou lorsqu’elle reçoit de la reconnaissance.

Elle peut alors donner l’impression d’avoir confiance en elle, tout en vivant intérieurement avec la nécessité permanente de faire ses preuves.

Ce qui peut parfois fragiliser l’estime de soi

Il n’existe pas une origine unique au manque de confiance ou à une estime de soi fragile.

Notre regard sur nous-mêmes se construit progressivement, à travers nos expériences, nos relations et les messages que nous avons reçus ou interprétés au cours de notre histoire.

Certaines personnes ont beaucoup été comparées, critiquées ou poussées à réussir.

D’autres ont appris qu’elles étaient particulièrement appréciées lorsqu’elles étaient sages, performantes, serviables, autonomes ou faciles à vivre.

D’autres encore ont vécu des expériences de rejet, d’humiliation, d’échec ou des relations qui ont progressivement fragilisé l’image qu’elles avaient d’elles-mêmes.

Nous pouvons alors développer certaines stratégies : rechercher la perfection, éviter l’échec, vouloir plaire, devenir indispensable, nous comparer, chercher l’approbation ou nous adapter énormément.

Ces fonctionnements ne sont pas nécessairement des « défauts ». Ils peuvent avoir constitué des manières de préserver notre valeur, notre place ou nos relations.

En séance : comprendre sur quoi repose votre sentiment de valeur

Lorsque quelqu’un me dit manquer de confiance en lui, j’essaie d’abord de comprendre ce que cela signifie précisément pour lui.

Dans quelles situations le doute apparaît-il ?

Que craignez-vous qu’il se passe si vous échouez ?

Que représente le jugement d’une autre personne ?

Qu’est-ce qu’une critique semble dire de vous ?

Qu’avez-vous besoin de réussir, de faire ou d’être pour vous sentir suffisamment valable ?

Et surtout : que se passe-t-il lorsque vous ne correspondez pas à cette image ?

Nous pouvons alors découvrir que la difficulté ne se situe pas uniquement dans la confiance.

Elle peut toucher à la peur du rejet, à la légitimité, au perfectionnisme, au besoin de reconnaissance, à l’hyperadaptation ou à une valeur de soi devenue très dépendante de critères extérieurs.

C’est cette compréhension qui permet d’orienter le travail.

Comment je vous accompagne

Selon ce qui apparaît en séance, nous pouvons travailler autour de l’estime et de la valeur de soi, des croyances, du regard des autres, de certaines expériences relationnelles, de l’enfant intérieur, des limites ou encore de la sécurité intérieure.

Je peux m’appuyer sur la Thérapie Intuitive, l’Hypnose Humaniste, les émotions et les ressentis corporels ainsi que sur le travail symbolique lorsque cela paraît pertinent.

Il ne s’agit pas de vous répéter que vous devez « croire en vous ».

Lorsque certaines croyances ou certains automatismes sont profondément installés, les comprendre intellectuellement ne suffit pas toujours à les faire évoluer.

Le travail peut alors permettre d’aller rencontrer ce qui continue à être vécu émotionnellement, même lorsque vous savez rationnellement que vous êtes capable ou que vous avez de la valeur.

Ce que nous cherchons progressivement

L’objectif n’est pas de devenir quelqu’un qui ne doute jamais.

Le doute fait partie de la vie. Nous pouvons manquer d’assurance dans une situation nouvelle, avoir peur d’échouer ou être touchés par une critique.

Il s’agit plutôt de faire en sorte que ces expériences ne déterminent plus entièrement la valeur que vous vous accordez.

Pouvoir essayer sans devoir être certain de réussir.

Faire une erreur sans conclure que vous êtes incapable.

Recevoir une critique sans remettre toute votre personne en question.

Vous réjouir de ce que vous accomplissez sans immédiatement chercher ce qui manque.

Faire des choix qui vous ressemblent davantage, même lorsqu’ils ne sont pas approuvés par tout le monde.

Et progressivement, ne plus avoir besoin de prouver constamment que vous méritez votre place.

Une valeur qui ne dépend pas uniquement de ce que vous faites

Lorsque nous avons longtemps cherché notre valeur dans la réussite, le regard des autres, notre utilité ou notre capacité à ne pas décevoir, il peut être difficile d’imaginer fonctionner autrement.

Pourtant, une part importante du travail consiste justement à pouvoir différencier :

ce que je fais, ce que je réussis, ce que les autres pensent de moi… et ce que je vaux.

Cela ne signifie pas renoncer à progresser, à réussir ou à être fier de ce que l’on accomplit.

Cela signifie pouvoir construire progressivement une relation à soi plus stable, dans laquelle une erreur, un refus ou un échec ne viennent plus remettre en question toute notre valeur.

Et retrouver ainsi davantage de liberté pour agir parce que quelque chose nous correspond, plutôt que pour prouver que nous sommes suffisamment bien.


Vous vous reconnaissez dans certaines de ces situations ?

Vous n’avez pas besoin de savoir exactement pourquoi votre confiance s’est fragilisée. Nous pouvons chercher ensemble à comprendre ce qui nourrit aujourd’hui vos doutes et ce qui pourrait vous permettre de construire une relation à vous-même plus sécurisante et plus juste.

Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.