Peur de l’abandon et du rejet : quand perdre le lien devient une menace

La peur de l’abandon ne signifie pas forcément vivre dans la crainte permanente que quelqu’un vous quitte.

Elle peut être beaucoup plus discrète.

Elle peut apparaître dans votre difficulté à dire non, votre besoin d’être rassuré, votre tendance à vous adapter aux autres ou l’importance que vous accordez au moindre changement dans leur comportement.

Un message plus froid. Une réponse qui tarde. Une personne qui semble distante. Un désaccord. Une remarque. Un silence.

Ce qui pourrait sembler anodin pour quelqu’un d’autre peut alors provoquer une réaction émotionnelle très forte.

Parce que derrière la situation présente, quelque chose semble dire :

« Et si je n’étais plus aimé ? »
« Et si je n’étais plus important ? »
« Et si l’autre finissait par partir ? »

Ce que vous pouvez vivre

Vous êtes peut-être particulièrement sensible aux signes de distance ou de désapprobation.

Vous analysez les réactions des autres, leur ton, leurs messages, leurs silences. Vous cherchez parfois à savoir si tout va bien, si la personne vous en veut ou si ses sentiments ont changé.

Un conflit peut être particulièrement difficile à supporter.

Vous pouvez avoir besoin de régler immédiatement un désaccord, non seulement parce que la situation est désagréable, mais parce que la rupture du lien, même momentanée, devient très insécurisante.

À l’inverse, vous pouvez éviter le conflit à tout prix.

Vous vous adaptez. Vous cédez. Vous n’exprimez pas certaines choses. Vous acceptez parfois davantage que vous ne le souhaiteriez, parce qu’au fond il semble moins dangereux de vous oublier un peu que de risquer de perdre l’autre.

Et cette peur ne concerne pas nécessairement uniquement le couple. Elle peut apparaître dans les relations amicales, familiales ou professionnelles.

Ce qui peut parfois entretenir cette peur

Notre manière de vivre les relations se construit progressivement à travers de nombreuses expériences.

Lorsque certains liens importants ont été vécus comme fragiles, imprévisibles ou conditionnels, lorsque nous avons connu des séparations difficiles, des rejets ou des relations dans lesquelles il fallait beaucoup s’adapter, nous pouvons devenir particulièrement sensibles à tout ce qui ressemble à une prise de distance.

Cela ne signifie pas qu’une expérience particulière explique nécessairement ce que vous vivez aujourd’hui.

Mais certaines expériences relationnelles peuvent contribuer à construire une croyance implicite :

« Pour conserver le lien, je dois faire attention. »

Faire attention à ne pas déplaire.

À ne pas être trop exigeant.

À répondre aux attentes.

À ne pas montrer certaines facettes de soi.

À rester indispensable.

La peur de perdre l’autre peut alors progressivement conduire à se perdre soi-même dans la relation.

En séance : comprendre ce que la situation vient réellement toucher

Lorsque cette peur apparaît, nous ne cherchons pas seulement à vous convaincre que « l’autre ne va pas partir ».

La question qui m’intéresse davantage est :

Qu’est-ce qui se passe en vous lorsque vous sentez que le lien pourrait être menacé ?

Que signifie pour vous le fait que quelqu’un soit déçu ?

Que ressentez-vous lorsque l’autre prend de la distance ?

Qu’imaginez-vous lorsqu’il ne répond pas ?

Qu’est-ce qu’un rejet semble dire de vous ou de votre valeur ?

Et que faites-vous alors pour retrouver de la sécurité ?

Vous rapprocher davantage ? Vous adapter ? Vous excuser ? Contrôler ? Vous fermer ? Partir avant d’être quitté ?

Nous cherchons ensemble à comprendre ces réactions et la fonction qu’elles peuvent avoir dans votre manière de vous protéger.

Comment je vous accompagne

Selon ce qui apparaît, nous pouvons travailler autour de l’attachement, de la sécurité intérieure, de l’estime et de la valeur de soi, des expériences relationnelles passées, de l’enfant intérieur, des croyances ou encore de la capacité à poser des limites sans vivre celles-ci comme une menace pour la relation.

Je peux m’appuyer sur la Thérapie Intuitive, l’Hypnose Humaniste, les émotions et les ressentis corporels, ainsi que sur un travail symbolique lorsque celui-ci est pertinent.

Il ne s’agit pas de chercher absolument « l’événement » qui aurait créé votre peur de l’abandon.

Il s’agit plutôt de comprendre comment votre histoire et vos expériences ont pu contribuer à construire certaines manières de vous protéger et d’entrer en relation, et ce qui peut aujourd’hui évoluer.

Ce que nous cherchons progressivement

Le but n’est évidemment pas de devenir indifférent au fait qu’une personne puisse partir.

Une séparation, un rejet ou la perte d’une relation importante peuvent faire mal. Retrouver de la sécurité intérieure ne signifie pas ne plus être touché.

Il s’agit plutôt de pouvoir vivre un désaccord sans ressentir immédiatement que toute la relation est menacée.

Dire non sans croire que vous allez forcément être rejeté.

Exprimer un besoin sans vous sentir « trop ».

Accepter que l’autre puisse être momentanément distant sans remettre immédiatement en question votre valeur.

Ne plus avoir besoin de vous suradapter pour mériter votre place.

Et surtout, pouvoir progressivement sentir :

« Je peux tenir à l’autre sans avoir besoin de me perdre pour qu’il reste. »

Construire un lien dans lequel vous pouvez aussi exister

Lorsque la peur de l’abandon est très présente, beaucoup d’énergie peut être consacrée à préserver la relation.

Le travail thérapeutique vise progressivement à permettre quelque chose de différent : rester en lien avec l’autre tout en restant également en lien avec vous-même.

Reconnaître ce que vous ressentez.

Savoir ce qui vous convient ou non.

Vous autoriser à avoir des besoins.

Poser certaines limites.

Et construire peu à peu une sécurité qui ne repose plus entièrement sur la certitude que l’autre ne partira jamais.

Car nous ne pouvons pas contrôler toutes nos relations.

En revanche, nous pouvons travailler sur la manière dont nous nous sentons suffisamment solides intérieurement pour ne plus devoir nous abandonner nous-mêmes par peur d’être abandonnés par quelqu’un d’autre.


Vous vous reconnaissez dans certaines de ces situations ?

Vous n’avez pas besoin de savoir d’où vient cette peur avant de me contacter. Nous pouvons chercher ensemble à comprendre ce qui se rejoue dans vos relations et ce dont vous auriez besoin pour y retrouver davantage de sécurité.

Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.