
Il arrive que certaines situations semblent se répéter dans notre vie.
Les personnes changent, les contextes aussi, et pourtant nous retrouvons parfois une sensation étrangement familière.
Toujours des relations dans lesquelles nous donnons beaucoup plus que nous ne recevons. Toujours cette difficulté à dire non. Toujours cette peur d’être rejeté. Toujours cette tendance à vouloir tout contrôler. Toujours ce besoin de prouver notre valeur. Toujours les mêmes conflits, les mêmes déceptions ou les mêmes réactions.
Et avec le temps, une question finit souvent par apparaître :
« Pourquoi est-ce que je recommence alors que je sais très bien que cela me fait souffrir ? »
Comprendre que quelque chose se répète est déjà important. Mais cela ne suffit pas toujours à pouvoir fonctionner autrement.
Ce que vous pouvez vivre
Vous avez peut-être l’impression d’attirer toujours le même type de personnes.
Vous vous retrouvez régulièrement dans des relations où vous vous adaptez énormément, où vous cherchez à être rassuré ou dans lesquelles vos besoins passent au second plan.
Ou peut-être que la répétition apparaît ailleurs.
Vous commencez quelque chose avec enthousiasme, puis vous abandonnez lorsque cela devient difficile.
Vous repoussez les décisions importantes.
Vous cherchez tellement à bien faire que vous vous épuisez.
Vous évitez certaines situations par peur d’échouer.
Vous acceptez beaucoup, puis vous explosez lorsque vous n’en pouvez plus.
Vous savez que vous devriez poser une limite, mais au moment de le faire, quelque chose vous en empêche.
Et souvent, vous vous en voulez :
« Pourtant, je le savais. »
Pourquoi répète-t-on parfois ce que l’on ne veut plus vivre ?
Un schéma répétitif n’est pas nécessairement quelque chose que nous choisissons consciemment.
Certaines manières de réagir se sont construites progressivement à travers notre histoire, nos relations et les expériences que nous avons traversées.
S’adapter, contrôler, éviter, anticiper, faire plaisir, se rendre indispensable, ne compter que sur soi ou encore se couper de certaines émotions ont parfois pu constituer des façons de se protéger ou de préserver un lien important.
Le problème apparaît lorsque ces réponses deviennent automatiques.
Une stratégie qui a pu avoir du sens dans un certain contexte continue alors parfois à se déclencher dans des situations où elle n’est plus aussi adaptée.
Ce n’est donc pas forcément parce que vous « aimez vous compliquer la vie » ou parce que vous manquez de volonté.
Il peut être plus intéressant de se demander :
« Qu’est-ce que cette manière de fonctionner cherche encore à éviter, à préserver ou à sécuriser ? »
Le familier n’est pas toujours ce qui nous fait du bien
Nous avons tendance à imaginer que nous choisissons naturellement ce qui est bon pour nous.
Dans la réalité, nos choix relationnels et nos réactions sont aussi influencés par ce qui nous est familier.
Cela ne signifie pas que nous recherchons volontairement des situations douloureuses.
Mais certaines dynamiques peuvent nous sembler étrangement connues : devoir gagner l’attention de quelqu’un, chercher sa reconnaissance, prendre soin de lui, ne pas trop demander, attendre qu’il change, craindre qu’il parte…
Et nous pouvons parfois reconnaître très tard que nous sommes à nouveau en train d’occuper une place que nous connaissons déjà.
En séance : ne pas seulement regarder ce qui se répète, mais comprendre pourquoi
Lorsque nous repérons un schéma, je ne cherche pas simplement à vous dire :
« Maintenant que vous l’avez compris, arrêtez de faire cela. »
Si c’était aussi simple, vous l’auriez probablement déjà fait.
Nous cherchons plutôt à observer précisément le fonctionnement.
Dans quelles situations se déclenche-t-il ?
Qu’est-ce qui se passe juste avant ?
Que ressentez-vous ?
Qu’avez-vous peur qu’il arrive si vous réagissez autrement ?
Qu’est-ce que votre comportement vous permet d’éviter ou de préserver sur le moment ?
Et surtout : qu’est-ce qui rend encore cette réponse nécessaire intérieurement ?
C’est souvent à cet endroit que le travail devient intéressant.
Derrière un même comportement, des raisons différentes
Deux personnes peuvent présenter exactement le même comportement sans qu’il ait la même signification.
Une personne peut avoir du mal à dire non parce qu’elle craint d’être rejetée.
Une autre parce qu’elle se sent responsable du bien-être des autres.
Une autre encore parce qu’elle a appris que ses propres besoins avaient moins d’importance.
De la même manière, deux personnes peuvent chercher à tout contrôler : l’une pour éviter l’imprévu, l’autre pour ne pas dépendre de quelqu’un, une autre encore parce que l’incertitude déclenche chez elle une forte insécurité.
C’est pourquoi je ne pars pas du schéma pour décider à l’avance de ce qu’il faudrait travailler.
Nous cherchons ensemble ce qu’il signifie pour vous.
Comment je vous accompagne
Selon ce qui apparaît, nous pouvons explorer les émotions, les croyances, l’attachement, certaines expériences relationnelles ou familiales, l’enfant intérieur, la sécurité intérieure, les limites, l’estime de soi ou encore certaines dynamiques relationnelles.
Je peux m’appuyer sur la Thérapie Intuitive, l’Hypnose Humaniste, les ressentis corporels et le travail symbolique lorsque cela paraît pertinent.
L’objectif n’est pas de désigner votre passé comme responsable de tout ce que vous vivez aujourd’hui.
Il est de comprendre comment certaines façons de vous protéger ont pu se construire, pour qu’elles ne soient plus les seules réponses disponibles aujourd’hui.
Comprendre est important, mais ne suffit pas toujours
Vous pouvez parfaitement comprendre votre fonctionnement et continuer à le reproduire.
Savoir :
« J’ai peur d’être abandonné. »
ou :
« Je cherche constamment l’approbation des autres. »
peut mettre beaucoup de sens sur votre histoire.
Mais au moment où une situation réactive émotionnellement cette peur, l’ancien automatisme peut revenir malgré tout.
C’est pourquoi le travail thérapeutique ne reste pas uniquement dans l’analyse.
Selon les besoins, l’Hypnose Humaniste, le travail émotionnel, corporel ou symbolique peuvent permettre d’explorer autrement ce qui reste très actif intérieurement.
Il ne s’agit alors plus seulement de savoir pourquoi, mais progressivement de pouvoir vivre et répondre autrement.
Ce que nous cherchons progressivement
L’objectif n’est pas de devenir une personne complètement différente.
Il est de retrouver davantage de choix là où il y avait surtout des automatismes.
Repérer plus tôt ce qui est en train de se rejouer.
Reconnaître une situation familière avant d’y être complètement engagé.
Pouvoir poser une limite là où vous vous seriez auparavant adapté.
Tolérer un désaccord sans immédiatement chercher à réparer la relation.
Ne plus confondre ce qui vous est familier avec ce qui est nécessairement bon pour vous.
Et surtout, pouvoir vous demander :
« Est-ce que je choisis réellement cette réponse aujourd’hui, ou est-ce une ancienne manière de me protéger qui choisit encore à ma place ? »
Du réflexe à la possibilité de choisir
Nous ne pouvons pas changer notre histoire.
Et l’objectif n’est pas non plus de supprimer toutes les traces de ce que nous avons vécu.
Mais nous pouvons progressivement comprendre ce que cette histoire nous a appris à faire pour nous protéger, être aimé, trouver notre place ou nous sentir en sécurité.
Lorsqu’un fonctionnement devient plus conscient et que ce qui le soutient émotionnellement peut évoluer, d’autres réponses deviennent progressivement possibles.
Le changement ne consiste alors pas à se forcer à agir différemment.
Il consiste à ne plus avoir systématiquement besoin de réagir comme avant.
Et c’est dans cet espace que peut apparaître quelque chose d’essentiel : la possibilité de choisir davantage la manière dont vous souhaitez vivre, agir et être en relation aujourd’hui.
Vous avez l’impression que certaines situations se répètent dans votre vie ?
Vous n’avez pas besoin d’avoir déjà compris pourquoi. Nous pouvons justement chercher ensemble à identifier ce qui se rejoue, ce que ces fonctionnements peuvent chercher à protéger et ce qui pourrait progressivement vous permettre de retrouver davantage de liberté dans vos choix.
Cet accompagnement ne se substitue pas à un suivi médical, psychiatrique ou psychologique lorsque celui-ci est nécessaire.